L’été dernier, mon homme et moi, et est partis pour un road-trip à travers le pays. Le camping (sauvage), ce n’est pas mon truc Et jusqu’à l’été dernier, je n’avais jamais dormi sous une tente.
En fait, j’adore les côtés romantiques du camping : les feux de joie, les chamallows dans la braise, les nuits à la belle étoile … mais faire pipi dans les bois ? Non, merci.


En plus de se retrouver accroupie un rouleau de PQ à la main, un trip camping itinérant, c’est aussi quelques défis assez balèzes question couple beauté. Mais finalement, la réalité, c’est qu’après huit heures de voiture : Tout le monde s’en fout royalement. Ce qui est assez libérateur. On se met à se dire « Je pourrais devenir cette fille qui ne se maquille jamais et reste superbe malgré tout.”

Sauf que moi, j’aime mes petites habitudes et j’aime me sentir (ou essayer d’avoir l’air) belle. J’ai essayé de continuer à m’entretenir. Mais après avoir vu trois ours, découvert un serpent dans la voiture, un petit épisode oh-non-cest-pas-vrai-une-tique-sur-mon-siège-putain-je-vais-avoir-la-maladie-de-lymes et une crevaison de pneu/une insolation au bord de la route (pour moi et la voiture), j’ai finalement renoncé (à tout – y compris à l’idée même de la « beauté »).

Le truc pour survivre à un road-trip, c’est : lâcher prise. Il va falloir réduire votre rituel beauté à des produits multitâches magiques. Voilà quelques idées qui auraient pu me servir si j’avais un peu anticipé, ainsi que quelques petits trucs faciles à emporter :

CHEVEUX

Il y en a qui ont ce problème de frisottis abominables dès que le climat devient humide. Pas moi. Par temps chaud et humides j’ai les cheveux complètement raplapla. Ma solution à ce problème : ignorer l’aspect désastreux de ma chevelure, ce qui n’est pas trop compliqué quand on manque de sommeil et qu’on a des problèmes plus importants comme savoir si on va se faire attaquer par un ours.

Le truc avec le camping sauvage, c’est que les douches, ce n’est pas vraiment une réalité. J’avoue, on a triché une ou deux fois et pris une chambre d’hôtel (Marriot Courtyard, mon oasis dans un désert de campings !) et en ces rares occasions, j’ai pu, ô miracle, me doucher et trouver l’énergie nécessaire pour avoir envie de dégainer ma bombe de Oribe Surfcomber Mousse. Oui. De la MOUSSE. Peut-être que la dernière fois que vous en avez utilisé, vous portiez encore des leggings en lycra fuchsia ? Pas de panique. C’est beaucoup mieux que ce n’était avant. En une fois, on obtient un résultat qui nécessite d’habitude trois produits : une chevelure ébouriffée juste comme il faut, à la texture parfaite.

Sinon, un chignon, un headband et un chapeau (loin des yeux, loin du cœur) seront vos meilleurs alliés. Inutile de vous dire qu’un joli chapeau de paille fera de vous la reine d’Instagram. Question suivante.

LES PIEDS

Si vous avez envisagé de porter autre chose que des Keds, vous êtes dingue. Ne jouez pas à la fille qui veut absolument camper en sabots (J’ai essayé. Ça ne marche pas. Et on a l’air complètement idiote). Le seul truc qui soit pire ? Des stilettos.

LA PEAU

Un petit rappel : pas de canalisations, pas d’eau courante. Pas de salle de bains dans laquelle caser tous ses produits. Pas d’espoir d’avoir quelque chose qui ressemble ne serait-ce que de loin à une belle peau. Pas de miroir à part le rétroviseur ou le pare-soleil de la voiture qui mettent bien en valeur toutes vos imperfections. Le matin je remplissais un bol d’eau potable et je me lavais le visage avec. Si c’était à refaire, j’emporterais de l’eau micellaire… je suis déjà complètement accro alors que je ne l’ai même pas encore essayée. C’est une solution qui ressemble à de l’eau (merci, ça se voit) qui démaquille et débarrasse la peau des impuretés sans avoir à s’approcher d’un lavabo (ou d’un bol d’eau d’une qualité douteuse). Exit l’eau courante.

C’est un produit qui a d’abord fait parler de lui en France où les Parisiennes ont commencé à l’adopter pour combattre la dureté de l’eau. La formule contient des molécules de gras microscopiques (des micelles) en suspension dans de l’eau douce.

Et bien sûr, il y a aussi les problèmes potentiels de piqûres de moustique, coups de soleil, réactions allergiques aux plantes. Une bonne vieille lotion assèchante, un gel à l’aloe vera et une crème à la cortisone devraient vous tirer d’affaire. Dans l’éventualité tragique où vous mettriez les pieds dans un plan d’orties/de sumac ou autre plantes urticante, il existe des produits anti-urticants hyper efficaces, renseignez-vous en pharmacie !

EXERCICE/ALIMENTATION

Pendant le road trip, mes quatre groupes d’aliments se résumaient à des fruits secs, des frites, des fingers de poulet, et le yaourt aux céréales de chez Starbucks. Parce que quand on s’arrête pour utiliser les toilettes d’un MacDo, c’est un peu impoli de ne rien commander. J’ai essayé, vraiment. J’ai essayé d’acheter des fruits quand je pouvais (une fois) et commandé le sandwich au blanc d’œuf de chez Starbucks (deux fois) mais manger sainement pendant un road-trip, ce n’est pas facile. On passe huit heures en voiture chaque jour. L’exercice physique le plus intense, c’était de tourner le bouton de la radio. J’ai dû aussi brûler une calorie ou deux à me plaindre.
Et malheureusement il n’y a aucune vraie solution à ce problème.

Un road-trip, c’est sédentaire par nature. Alors trouvez-vous un supermarché un peu sain ou bio sur la route, et dès que vous vous arrêtez, faites quelques pas, courez sur place. Faites quelques sauts. Ou résignez-vous. On finit forcément avec une silhouette road-trip. Mais ce n’est pas grave, parce que tous vos amis seront hyper jaloux de vos photos.

Et vous vous vous débrouillez comment pour garder une apparence humaine pendant vos road-trips/vacances en camping sauvage ? Des trucs ou des astuces en prévision de mon prochain trip ? (Joshua Tree cet été !)

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